Auteur/autrice : Sarah Journée

Bonnes feuilles : « La grande résurrection du business de la mort »

Par Sarah Journée

Publié le 2 février 2022 Bonnes feuilles : « La grande résurrection du business de la mort » Faouzi Bensebaa, Université Paris Nanterre – Université Paris Lumières et Fabien Eymas, Université de Haute-Alsace (UHA) Comment un marché ankylosé en 1992 est-il devenu particulièrement dynamique en 2022 ? La mort serait-elle devenue tendance ? Ou est-ce dû à l’ingéniosité de nombreux acteurs qui, surfant sur les évolutions culturelles, législatives et technologiques, sont parvenus à presque faire « aimer » le trépas ? Ces acteurs, ce sont non seulement les pompes funèbres bien sûr, interlocuteurs inévitables des familles et de l’entourage du défunt, mais également les innombrables start-up qui cherchent à disrupter un à un les différents marchés mortuaires, comme Grantwill qui veut être le « premier réseau social post mortem », ou encore Testamento qui attaque les notaires avec son offre de testaments olographes sécurisés. Ce sont ces acteurs, leurs offres et leur manière d’opérer que Faouzi Bensebaa et Fabien Eymas analysent dans leur livre Le business de la mort (Éditions L’Harmattan), dont nous vous proposons ici les bonnes feuilles…   Des marchés (dé)réglementés La dynamisation du marché de la mort débute notamment avec la promulgation de la loi Sueur qui a sonné le glas du monopole communal sur les pompes funèbres. Cela a entraîné le développement d’un petit nombre d’acteurs privés qui, profitant de la structure oligopolistique du marché, ont pu faire croître les prix et augmenter ainsi leur chiffre d’affaires. Néanmoins, le marché des pompes funèbres et, de manière plus générale, les marchés liés à la mort apparaissent encore réglementés. Lorsqu’une personne décède, il est nécessaire de respecter la temporalité précisée par les textes de loi. Par exemple, le constat du décès doit être réalisé par un médecin sous 24h et la crémation ou l’inhumation doit intervenir dans une fourchette située entre 48h après le décès au plus tôt et 6 jours au plus tard. La réglementation joue également un rôle dans le développement de marchés liés à la mort. En la matière, la France apparaît frileuse et sa réglementation empêche – à tort ou à raison – le développement de marchés comme celui de la cryogénisation, de la dispersion des cendres ou du suicide assisté. En imposant la dispersion de l’ensemble des cendres du défunt au même endroit, la législation française réduit la possibilité, pour les familles, de recourir à certaines prestations créatives qui se développent à l’étranger. Pourtant, le développement de la crémation – 1 % des décès en 1980 contre près de 40 % aujourd’hui – accroît la demande potentielle de différenciation dans la dispersion des cendres. S’il est envisageable, en France, de faire disperser ses cendres en pleine nature (forêt, mer, etc.), leur transformation en diamant, leur envoi dans l’espace lointain ou le dépôt d’une partie d’entre elles dans un godemichet comme le propose un designer néerlandais n’apparaissent pas possibles. Faut-il le regretter ? Concernant le sujet plus sensible du suicide assisté, une législation à contre-courant permet à un pays, en l’occurrence la Suisse, de bénéficier d’un avantage concurrentiel vis-à-vis du reste du monde. Concrètement, ce marché ne pouvant exister qu’en Suisse, ce pays attire de nombreux ressortissants européens non suisses désirant mettre fin à leur jour, faisant de la Confédération helvétique la destination phare du « tourisme de la mort ». Même en matière d’obsèques animales, tout n’est pas possible. Si les bêtes de 40 kg au plus peuvent être inhumées sur la propriété familiale, c’est dans une fosse d’une profondeur d’au moins 1 mètre et à une distance de 35 mètres au minimum des habitations et des points d’eau. Mais les inhumations dans des cimetières pour animaux – celui d’Asnières-sur-Seine (92) date de 1899 ! – et, surtout, les crémations ont le vent en poupe. Aux États-Unis, ce sont plus de 500 000 animaux par an qui ont droit à des funérailles !   Une ubérisation en cours ? À défaut de pouvoir se lancer sur des marchés juridiquement inaccessibles, les start-up françaises attaquent les entreprises traditionnelles des pompes funèbres et… les notaires ! Les premières, accusées de pratiquer des prix opaques – et donc forcément abusifs – doivent faire face à l’émergence de pompes funèbres en ligne qui proposent des prestations comparables tout en promettant des prix cassés. Paradoxalement, l’arrivée de ces entreprises numériques dans les années 2010 n’a pas empêché – tant s’en faut – l’inflation des prix pratiqués par les pompes funèbres traditionnelles. Certainement profitent-elles ou ont-elles profité de la faible attirance de leurs clients – des personnes âgées en moyenne de 60 à 70 ans – pour le commerce en ligne. Certainement un simple répit qui appelle une évolution en profondeur d’acteurs qui bénéficient de la situation d’urgence à laquelle sont confrontées les familles. Un autre exemple de tentative d’ubérisation d’acteurs historiques est celui de la start-up Testamento s’attaquant au monopole de fait des notaires sur le marché des testaments. Mais, à y regarder de plus près, il nous semble qu’il ne s’agit pas d’une attaque frontale, mais bien plutôt d’une proposition complémentaire qui ne devrait pas – pour l’instant en tout cas – mettre les notaires en difficulté. En effet, il existe trois types de testaments : olographe, authentique et mystique. Le premier est rédigé et conservé par le testateur lui-même, alors que les deux autres nécessitent l’intervention d’un notaire : pour la rédaction et la conservation dans le cas du testament authentique et simplement pour la conservation dans le cas du testament mystique. Bien entendu, il est beaucoup plus difficile de contester un testament authentique qu’un testament olographe. C’est là qu’intervient Testamento qui, en fournissant des modèles, propose de sécuriser la rédaction d’un testament olographe. Il apparaît ainsi que, pour l’heure, Testamento cherche davantage à exploiter une pratique hors marché – la rédaction d’un testament olographe – qu’à concurrencer les notaires sur leur marché ô combien captif des testaments authentiques. Mais les marchés relatifs à la mort ne sont pas simplement affectés par une digitalisation que l’on retrouve dans la plupart des secteurs, les technologies les plus modernes sont aussi mobilisées afin de découvrir la clé de l’éternité et de ressusciter les morts.   La technologie pour ne pas mourir… La quête de l’éternité…

Vit-on vraiment le retour des années 1930 ?

Par Sarah Journée

Publié le 29 novembre 2021 Vit-on vraiment le retour des années 1930 ? Renaud Meltz, Université de Haute-Alsace (UHA) « Je mesure la droitisation des esprits, ce danger qui progresse depuis des années : on ne peut pas s’empêcher de penser à l’avant-guerre ». Annie Ernaux, dans cet entretien accordé au Nouvel Obs, croit reconnaître les années 1930, pour le pire, dans le visage incertain du monde qui se reconfigure 30 ans après l’espoir d’une « fin de l’histoire » marquée par le triomphe de la démocratie libérale sur le bloc soviétique. Les publicistes sont saisis par l’effroi de l’éternel retour. En 2014, l’universitaire Philippe Corcuff publie Les années 30 reviennent et la gauche est dans le brouillard. En 2017, Farid Abdelouahab et Pascal Blanchard s’inquiètent : Les Années 30. Et si l’histoire recommençait ? La quatrième de couverture assume la réduction du raisonnement analogique à la répétition : « Notre présent apparaît comme un fascinant écho de ces années 30 ».   La hantise de la répétition Le philosophe Michaël Foessel relit le passé à partir des préoccupations présentes, avec son Récidive. 1938, qui interroge plus subtilement la permanence des périls qui ont existé dans les années 1930 ; il se plonge dans la presse de 1938, pris « d’un doute sur la réalité du bégaiement de l’histoire ». D’autres titres versent dans le prophétisme, pour ne pas dire le simonisme (monnayer des prophéties) comme l’écrit François Langlet, dans Tout va basculer. La pandémie virale aiguise cette crainte qui prospère depuis le milieu des années 2010. Un diplomate essayiste voit se lever « l’ombre portée des années 1930 » qui « doit inspirer stupeur et humilité » en levant le regard sur l’avenir. Les hommes politiques ne sont pas immunisés contre cette hantise. L’analogie vient à Manuel Valls en 2014. Le ministre de l’Intérieur trouve à notre temps un « point commun avec les années 1930 » : « L’anti-républicanisme et la détestation violente dans les mots comme dans les actes » des valeurs et principes républicains (Le Journal du Dimanche, 2 février 2014). Emmanuel Macron, élu à la présidence de la République sur le refus du clivage bi-partisan, donne en novembre 2018 un entretien à Ouest-France titré : « Le moment que nous vivons ressemble à l’entre-deux-guerres ». Le ressort analogique conduit à comparer les difficultés de notre temps à celles des années 1930. La crise financière de 2008 rappelle celle de 1929, avec son lot de malheurs sociaux. L’affirmation de la Chine rappelle le passage de relais de l’entre-deux-guerre au profit des États-Unis.   Le retour des « égoïsmes nationaux » La pandémie mondiale et les réponses apportées, frontières closes, ruées rivales des États sur les moyens de lutte contre la propagation du virus, rappellent le retour des « égoïsmes nationaux » des années 30, lorsque les gouvernements choisissaient la hausse des tarifs douaniers et les dévaluations compétitives. La floraison de régimes illibéraux et populistes, enfin, fait craindre le retour des régimes totalitaires qui cernaient la France des années 1930. L’anticipation d’une catastrophe possible explique probablement notre fascination pour cette décennie qui se termine par la disparition de la démocratie, abîmée dans la défaite, liquidée le 10 juillet 1940 avec la IIIᵉ République.   Non, nous n’allons pas revivre les années 30, nous les avons déjà vécues En dehors de toute réflexion théorique sur la validité de la comparaison entre périodes, l’historien doit rappeler ce truisme que nous n’allons pas revivre les années 30. C’est bien pire : « nous » les avons vécues, nous sommes façonnés par elle et, par-là, nous les vivons encore. Reste à savoir comment ! Il n’est pas fatal de se laisser happer par cette angoisse mémorielle. Si la hantise de répéter l’expérience passée, et le mécanisme de reproduction compulsif a été identifié dès le début du XXe siècle par Sigmund Freud chez ses patients, il a fallu attendre l’aube du XXIe siècle pour que le philosophe Paul Ricœur suggère d’appliquer aux sociétés ce travail d’interprétation des évènements traumatiques, travail de deuil auquel Freud invitait ses patients pour échapper à la répétition pathologique après une perte qui n’a pas été regardée en face. Les historiens professionnels eux-mêmes, qui ont construit d’artificielles « périodes », ne s’arrachent jamais complètement à l’illusion d’un temps cyclique. Le péril n’est pas « qu’adviennent » à nouveau les années 1930, comme si notre condition historique était passive, mais que nous soyons à ce point traumatisés par le point d’aboutissement de la décennie 1930 que nous ne puissions pas nous réconcilier avec notre passé, pour qu’il ne pèse plus sur notre devenir comme une fatalité.   D’autres années 1930 Peut-on modestement appeler à une meilleure connaissance de ce passé, dans toute l’amplitude de ses potentialités, sans se polariser sur la catastrophe de 1940, pour se réconcilier avec lui – et ne pas subir ses effets ? Lorsqu’en janvier 2021 Marine Le Pen fustige « la politique du chien crevé au fil de l’eau » du gouvernement Castex, la presse y voit la reprise d’une attaque de François Fillon ciblant François Hollande huit ans plus tôt. Elle répète en réalité la pique d’André Tardieu, disciple de Georges Clemenceau, qui visait en 1921 la politique étrangère du président du conseil Aristide Briand formulée en 1921, suspect de détricoter le traité de Versailles. L’insulte revient sous la plume des journalistes d’extrême droite à l’aube des années 1930, lorsque Tardieu, devenu président du conseil à son tour, maintient Briand au Quai d’Orsay et se rallie à sa politique de conciliation avec l’Allemagne de Weimar. L’Action française fustige inlassablement Tardieu qui contribue au démantèlement du traité de Versailles. Au point que l’emploi de l’expression « chien crevé au fil de l’eau » se généralise dans les journaux de toutes tendances. En 1935, L’Humanité l’applique à Pierre Laval (L’Humanité, « Où nous conduit M. Laval ? Scandale diplomatique ! », le 8 novembre 1935, p. 3] dont la politique étrangère indécise hésite entre la volonté de séparer l’Italie de l’Allemagne nazie et l’exigence juridique de condamner le régime fasciste, agresseur de l’Ethiopie. Le 30 juin 1936, devant la Société des Nations à Genève, le négus Haïlé Sélassié plaide la cause de son pays, l’Éthiopie, envahi par l’armée de Mussolini. Cet exemple permet de rappeler les permanences – la réserve rhétorique de Marine Le Pen vient de l’extrême droite des années 1930 – et les discontinuités : Tardieu, inquiet de l’impuissance du parlementarisme, pressé par une partie de son camp de…

De New York à Tokyo : les métropoles prennent l’eau

Par Sarah Journée

Publié le 20 septembre 2021 De New York à Tokyo : les métropoles prennent l’eau Des kayaks sur une portion de l’autoroute 676 après les fortes pluies provenant de l’ouragan Ida à Philadelphie, en Pennsylvanie, le 2 septembre 2021. ©AFP – Branden Eastwood   L’ouragan Ida qui a touché la ville de New-York ce septembre 2021 interroge sur les capacités des métropoles à s’adapter aux conséquences du dérèglement climatique. France Culture vous propose dans son podcast “Cultures Monde” une plongée dans les mécanismes d’adaptation adoptés à travers le monde pour contrer les événements climatiques extrêmes.   Les invité·es : Jean François Heimburger est chercheur associé en histoire et géographie du Japon au Centre de Recherche sur les Economies, les Sociétés, les Arts et les Techniques (CRESAT). Guillaume Poiret est géographe et urbaniste à Paris-Créteil. Jean-Paul Vanderlinden est professeur d’économie écologique et d’études environnementales au CEARC à l’Université de Versailles Saint Quentin.   Écoutez le podcast : Pour plus d’information, rendez-vous sur le site : France Culture Jean-François Heimburger Chercheur associé en histoire et géographie du Japon (CRESAT) Sur le même thème Tous |Article |Non classé |Podcast |Question |Recherche participative |Vidéo Avis de Recherche N°1 – Comprendre le risque d’inondation : de la recherche à l’action 2 mai 2023/ Publié le 2 mai 2023 Avis de Recherche N°1 – Comprendre le risque d’inondation : de la recherche à l’action… Podcast Chine : les villes faces aux catastrophes climatiques 6 août 2023/ Publié le 6 août 2023 Chine : les villes face aux catastrophes climatiques Une rue inondée à Zhuozhou, dans la… Podcast L’anthropocène, un objet frontière qui signifie plus qu’une tranche de temps géologique 28 octobre 2024/ Publié le 28 octobre 2024 L’anthropocène, un objet frontière qui signifie plus qu’une tranche de temps géologique Luc Aquilina, Université de… Article

Pandémie, Navalny, crise sociale : Poutine imperturbable

Par Sarah Journée

Publié le 23 avril 2021 Pandémie, Navalny, crise sociale : Poutine imperturbable Le président russe Vladimir Poutine prononce son discours annuel sur l’état de la nation à l’Assemblée fédérale, au Manezh Exhibition Hall, à Moscou, le 21 avril 2021. ©AFP – ALEXANDER NEMENOV   Seconde partie – 20mn20 Poutine a prononcé son traditionnel discours annuel ce mercredi 21 avril 2021. L’occasion pour lui de reconnaître les difficultés économiques et sociales face auxquelles nombre de ses concitoyens font face, et de menacer les Occidentaux d’une riposte s’ils franchissaient « une ligne rouge », tout en omettant de parler de son principal opposent incarcéré, Navalny. France Culture vous invite à écouter son podcast “Cultures Mondes” pour y voir plus clair dans le discours du chef d’Etat russe.   Les invité·es : Clémentine Fauconnier est maîtresse de conférence en science politique à l’UHA et chercheuse au laboratoire Sociétés, Acteurs, Gouvernements en Europe (SAGE). Arnaud Dubien est directeur de l’observatoire franco-russe à Moscou et chercheur associé à l’Iris. Gwenaëlle Lenoir est journaliste indépendant pour Mediapart, spécialiste du monde arabe et de l’Afrique de l’est. Marc Semo est journaliste spécialisé sur les questions diplomatiques, éditorialiste à Challenges.   Écoutez le podcast à partir de 20 minutes et 20 secondes : Pour plus d’information, rendez-vous sur le site : France Culture Clémentine Fauconnier Maîtresse de conférence en sciences politiques (FSESJ & SAGE) Sur le même thème Tous |Article |Non classé |Podcast |Question |Recherche participative |Vidéo Russie, ça tousse au Kremlin 19 mai 2020/ Publié le 19 mai 2020 Russie, ça tousse au Kremlin Une patrouille de trois policiers sur la Place Rouge désertée… Podcast Que peut l’opposant Navalny face à Poutine ? 26 janvier 2021/ Publié le 26 janvier 2021 Que peut l’opposant Navalny face à Poutine ? Selon l’ONG OVD Info, 3300 arrestations ont… Podcast Disparition d’Alexeï Navalny : la mort d’un martyr 17 février 2024/ Publié le 17 février 2024 Disparition d’Alexeï Navalny : la mort d’un martyr Navalny, lors d’une manifestation de l’opposition à Moscou,… Podcast

Après l’ENA, comment former les hauts fonctionnaires ?

Par Sarah Journée

Publié le 9 avril 2021 Après l’ENA, comment former les hauts-fonctionnaires ? La promotion Victor Schoelcher de 1955 ©AFP – STR / AFP   L’ENA va enfin être réformée, après des années sous le feu des critiques, mais comment seront donc formés les hauts fonctionnaires de demain ? C’est pour répondre à cette question que France Culture vous invite à écouter son podcast “La Question du jour”.   L’invité : Olivier Quéré est maître de conférence en science politique à l’UHA et chercheur au laboratoire Sociétés, Acteurs, Gouvernements en Europe (SAGE).   Écoutez le podcast : Pour plus d’information, rendez-vous sur le site : France Culture Olivier Quéré Maître de conférence en sciences politiques (FSESJ & SAGE) Sur le même thème Tous |Article |Non classé |Podcast |Question |Recherche participative |Vidéo L’État doit-il mentir pour agir ? 25 mai 2023/ Publié le 25 mai 2023 L’État doit-il mentir pour agir ? Renaud Meltz, Centre national de la recherche scientifique (CNRS) Mentir pour… Article Comment sortir l’action publique d’une logique strictement financière ? 5 septembre 2023/ Publié le 5 septembre 2023 Comment sortir l’action publique d’une logique strictement financière ? Marc Bollecker, Université de Haute-Alsace (UHA)… Article Les universités françaises dans la tourmente budgétaire 24 octobre 2023/ Publié le 24 octobre 2023 Les universités françaises dans la tourmente budgétaire Marc Bollecker, Université de Haute-Alsace (UHA) Lors de… Article

Ma Thèse en 180 secondes 2021 – Céline Vogel

Par Sarah Journée

Publié le 18 mars 2021 Ma thèse en 180 secondes 2021 – Céline Vogel Ma thèse en 180 secondes est un concours internationale durant lequel des doctorant·es francophones des quatre coins du monde présentent leur sujet de recherche vulgarisé … en 180 secondes top chrono ! Véritable exercice de vulgarisation, d’éloquence et de mise en scène, ce concours permet de partager au grand public la recherche qui se fait dans les laboratoires.   Céline Vogel est la seule doctorante de l’UHA à s’être présentée à la finale Alsace de 2021. C’est à nouveau une édition spéciale : au vu des mesures sanitaires, les candidat·es ont dû à nouveau présenter leur sujet de thèse face caméra ! Elle a présenté son sujet de thèse intitulé « L’appropriation des outils de contrôle à l’université ». https://www.youtube.com/watch?v=Pf2ePEjToqc&list=PLqKY7fivSf361-HnEifW__bE8V1JDuY6w&index=16 Céline Vogel Doctorante en science de gestion (CREGO) Sur le même thème Tous |Article |Non classé |Podcast |Question |Recherche participative |Vidéo Ma Thèse en 180 secondes 2017 – Un aller simple pour la lumière ! Clémentine BIDAUD 7 avril 2017/ Publié le 7 avril 2017 Ma thèse en 180 secondes : Un aller simple pour la lumière ! Clémentine BIDAUD… Vidéo Ma Thèse en 180 secondes 2023 – Justine Leclercq 9 mars 2023/ Publié le 9 mars 2023 Ma thèse en 180 secondes 2023 – Justine Leclercq Ma thèse en 180 secondes est… Vidéo Ma Thèse en 180 secondes 2024 – Eya Ghomri 21 mars 2024/ Publié le 21 mars 2024 Ma thèse en 180 secondes 2024 – Eya Ghomri Ma thèse en 180 secondes est… Vidéo

Mulhouse : cinq doctorants fourniront de l’énergie sur la lune

Par Sarah Journée

Publié le 10 mars 2021 Mulhouse : cinq doctorants fourniront de l’énergie sur la lune   Tomasz Wronski, Adeline Andrieu, Axel Meyer, Gregory Guicheney et Driss Laraqui, voici les noms des cinq doctorant·es de l’UHA qui ont remporté le concours ActInSPace du Centre National d’Etudes Spatiales (CNES). Leur équipe « Full metal energy » ont remporté un voyage à Kourou, où se situe la base de lancement spatial française, un vol en apesanteur, mais également un accompagnement pour développer s’ils le souhaitent leur start-up imaginée pour l’occasion du concours. Découvrez dans cette vidéo leur projet pour la lune !    Pour plus d’information, rendez-vous sur le site : L’Alsace Tomasz Wronski Doctorant en génie des procédés (LGRE) Adeline Andrieu Doctorante en génie des procédés (LGRE) Axel Meyer Doctorant en génie des procédés (LGRE) Gregory Guicheney Doctorant en génie des procédés (LGRE) Driss Laraqui Docteur en génie des procédés (LGRE) Sur le même thème Tous |Article |Non classé |Podcast |Question |Recherche participative |Vidéo Thèse CIFRE – Conventions Industrielles de Formation par la Recherche 18 mars 2019/ Publié le 18 mars 2019 Thèse CIFRE – Conventions Industrielles de Formation par la Recherche Vous avez certainement déjà entendu… Vidéo Fête de la science : Driss Laraqui, jeune docteur à l’honneur 29 septembre 2020/ Publié le 29 septembre 2020 Fête de la science : Driss Laraqui, jeune docteur à l’honneur   La Fête de… Vidéo BD « Sciences en bulles » : La poudre de Magnésium, un carburant propre et renouvelable pour nos voitures ? 6 octobre 2020/ Publié le 6 octobre 2020 BD « Sciences en bulles » : La poudre de Magnésium, un carburant propre et… Article

Que peut l’opposant Navalny face à Poutine ?

Par Sarah Journée

Publié le 26 janvier 2021 Que peut l’opposant Navalny face à Poutine ? Selon l’ONG OVD Info, 3300 arrestations ont eu lieu en Russie samedi 23 janvier lors des manifestations en soutien à l’opposant Alexeï Navalny. ©AFP – KIRILL KUDRTAVTSEV   Samedi dernier plus de 20 000 russes manifestaient en soutien à Alexeï Navalny, principal opposant à Poutine, arrêté par le régime en place. France Culture vous propose dans son podcast “La question du jour” de revenir ensemble sur l’opposant Navalny et ses possibilités face à Vladimir Poutine.   L’invitée : Clémentine Fauconnier est maîtresse de conférence en science politique à l’UHA et chercheuse au laboratoire Sociétés, Acteurs, Gouvernements en Europe (SAGE).   Écoutez le podcast : Pour plus d’information, rendez-vous sur le site : France Culture Clémentine Fauconnier Maîtresse de conférence en sciences politiques (FSESJ & SAGE) Sur le même thème Tous |Article |Non classé |Podcast |Question |Recherche participative |Vidéo De Navalny à Biden : Poutine au défi 15 janvier 2021/ Publié le 15 janvier 2021 De Navalny à Biden : Poutine au défi Le président russe Vladimir Poutine donne sa… Podcast Pandémie, Navalny, crise sociale : Poutine imperturbable 23 avril 2021/ Publié le 23 avril 2021 Pandémie, Navalny, crise sociale : Poutine imperturbable Le président russe Vladimir Poutine prononce son discours… Podcast Disparition d’Alexeï Navalny : la mort d’un martyr 17 février 2024/ Publié le 17 février 2024 Disparition d’Alexeï Navalny : la mort d’un martyr Navalny, lors d’une manifestation de l’opposition à Moscou,… Podcast

De Navalny à Biden : Poutine au défi

Par Sarah Journée

Publié le 15 janvier 2021 De Navalny à Biden : Poutine au défi Le président russe Vladimir Poutine donne sa conférence de presse annuelle par vidéo à la résidence d’État Novo-Ogaryovo, près de Moscou, le 17 décembre 2020. ©AFP – MIKHAIL KLIMENTYEV / SPUTNIK   Seconde partie – 20mn20 L’année 2021 s’annonce difficile pour Vladimir Poutine, entre le retour au pays de son principal opposant, Alexeï Navalny, et l’arrivée au pouvoir aux Etats-Unis de Joe Biden. France Culture vous propose dans son podcast “Cultures Mondes” d’analyser la situation russe grâce aux regards d’invité·es expert·es de la Russie.   Les invité·es : Clémentine Fauconnier est maîtresse de conférence en science politique à l’UHA et chercheuse au laboratoire Sociétés, Acteurs, Gouvernements en Europe (SAGE). Tatiana Kastouéva-Jean est directrice du Centre Russie/Eurasie de l’Ifri. Florence Morice est journaliste au service Afrique à RFI. Marc Semo est journaliste spécialisé sur les questions diplomatiques, éditorialiste à Challenges.   Écoutez le podcast à partir de 20 minutes et 20 secondes : Pour plus d’information, rendez-vous sur le site : France Culture Clémentine Fauconnier Maîtresse de conférence en sciences politiques (FSESJ & SAGE) Sur le même thème Tous |Article |Non classé |Podcast |Question |Recherche participative |Vidéo Que peut l’opposant Navalny face à Poutine ? 26 janvier 2021/ Publié le 26 janvier 2021 Que peut l’opposant Navalny face à Poutine ? Selon l’ONG OVD Info, 3300 arrestations ont… Podcast Pandémie, Navalny, crise sociale : Poutine imperturbable 23 avril 2021/ Publié le 23 avril 2021 Pandémie, Navalny, crise sociale : Poutine imperturbable Le président russe Vladimir Poutine prononce son discours… Podcast Disparition d’Alexeï Navalny : la mort d’un martyr 17 février 2024/ Publié le 17 février 2024 Disparition d’Alexeï Navalny : la mort d’un martyr Navalny, lors d’une manifestation de l’opposition à Moscou,… Podcast

BNP Paribas, de l’escompte à la finance mondiale

Par Sarah Journée

Publié le 3 décembre 2020 BNP Paribas, de l’escompte à la finance mondiale Une succursale du Comptoir national d’escompte de Paris (CNEP) rue de Rivoli. Le CNEP sera fusionné avec la BNCI en 1966 pour former la BNP. ©AFP   Mars 1848, le gouvernement provisoire de la Deuxième République créait des comptoirs d’escomptes, pour répondre aux soucis économiques du pays. Deux de ces comptoirs ont un descendant commun : BNP Paribas. Retour sur cette histoire économique à la française, qui a propulsé des comptoirs d’escompte à la finance mondiale sur France Culture dans le podcast “Entendez-vous l’éco ?” .   Les invité·es : Nicolas Stoskopf est professeur émérite en histoire contemporaine à l’UHA et chercheur au Centre de Recherche sur les Economies, les Sociétés, les Arts et les Techniques (CRESAT). Laure Quennouëlle-Corre est historienne et directrice de recherche au CNRS, rattachée au Centre de recherches historiques de l’EHESS.   Écoutez le podcast : Pour plus d’information, rendez-vous sur le site : France Culture Nicolas Stoskopf Professeur émérite d’histoire contemporaine (FSESJ & CRESAT) Sur le même thème Tous |Article |Non classé |Podcast |Question |Recherche participative |Vidéo De Deauville à la Grande-Motte : une histoire des Français à la plage 17 décembre 2018/ Publié le 17 décembre 2018 De Deauville à la Grande-Motte : une histoire des Français à la plage L’ensemble de… Podcast Le chômage : un équilibre involontaire 11 novembre 2020/ Publié le 11 novembre 2020 Le chômage : un équilibre involontaire John Maynard Keynes en mars 1940, au moment de… Podcast L’État à sa juste place 8 avril 2022/ Publié le 8 avril 2022 L’État à sa juste place Milton Friedman en 1986. ©Getty – George Rose   Les… Podcast