Auteur/autrice : Sarah Journée

Hongrie : après la défaite d’Orban, un retour à l’Europe ?

Par Sarah Journée

Publié le 17 avril 2026 Hongrie : après la défaite d’Orban, un retour à l’Europe ? Pierrick Bruyas, Université de Haute-Alsace (UHA) et Péter Balogh, Eötvös Loránd University   Le nouveau gouvernement de Péter Magyar hérite d’institutions verrouillées par le pouvoir sortant et d’une conjoncture économique compliquée. Il va se rapprocher nettement de l’UE, sans pour autant totalement trancher avec certaines positions de Viktor Orban, notamment sur le dossier de la relation avec l’Ukraine Après seize années au pouvoir, Viktor Orban, 62 ans, chef du parti Fidesz (classé dans le camp de la droite radicale et siégeant au Parlement européen au sein du groupe « Patriotes pour l’Europe » aux côtés du RN français, du FPÖ autrichien ou encore des Espagnols de Vox) vient, à l’issue des législatives du 12 avril dernier, de concéder sa défaite face au parti Tisza, formation de droite (elle siège au Parlement européen avec le Parti populaire européen) menée par Péter Magyar, 45 ans. Selon ce dernier, la Hongrie ne vient pas de connaître une simple alternance politique, mais un « changement complet de régime ». La large victoire de Tisza (52 % des suffrages, contre 39 % pour le Fidesz et un peu moins de 6 % pour le parti d’extrême droite « Notre patrie ») lui offre une majorité des deux tiers des sièges au Parlement (137 sièges sur 199), la plus large jamais obtenue depuis la transition démocratique post-communiste. Le nouveau gouvernement dispose d’un mandat exceptionnel pour conduire la transition qu’il a promise vers l’après- « démocratie illibérale ». Mais les attentes citoyennes sont à la hauteur de cette victoire écrasante.   Une victoire révélatrice d’un rejet profond d’Orban Plusieurs facteurs expliquent l’ampleur de ce basculement. Lors des législatives précédentes, en 2022, une partie importante de l’électorat avait déjà manifesté un profond désenchantement à l’égard du gouvernement en place, ce qui ne s’était pas traduit par une défaite du Fidesz, notamment en raison de la fragmentation de l’opposition. Quatre ans plus tard, plusieurs petites formations ont choisi de ne pas se présenter ou de retirer certains candidats afin de favoriser l’émergence d’une alternative crédible, ce qui a permis à Tisza de s’imposer nettement comme principal rival du pouvoir. Le contexte international a également aussi été décisif : en 2022, l’invasion à grande échelle de l’Ukraine par la Russie avait démarré récemment, ce qui avait permis à Viktor Orban de structurer sa campagne autour d’un discours sécuritaire. Il affirmait alors qu’un changement de gouvernement exposerait Budapest à un risque d’implication directe dans le conflit. Ce registre discursif a été employé de nouveau en 2026, mais il semble avoir perdu de son efficacité après plusieurs années de guerre : une large partie de l’électorat n’y adhère plus. Parallèlement, les critiques récurrentes d’Orban à l’égard de l’Union européenne n’ont pas affaibli l’attachement des Hongrois à leur appartenance à celle-ci. Selon l’Eurobaromètre de l’automne 2025, 82 % des Hongrois considèrent que faire partie de l’UE est une « bonne chose », soit une proportion supérieure à la moyenne des citoyens de l’UE partageant cette opinion, qui s’élève à 74 %. Dans ce contexte, la campagne de Tisza s’est centrée sur des enjeux internes du pays, perçus comme prioritaires par les électeurs. En effet, l’économie hongroise est en stagnation depuis plusieurs années, et la qualité des services publics — notamment dans les domaines de la santé, de l’éducation ou encore des services sociaux et des infrastructures — se dégrade progressivement. Ces évolutions sont souvent expliquées par le mode de gouvernance d’Orban, fondé sur des pratiques de népotisme et de clientélisme dont les effets sont aujourd’hui très visibles. Le triomphe de Tisza aux législatives du 12 avril, qui constitue la plus large victoire enregistrée par un parti dans l’histoire récente de la Hongrie, traduit non seulement une désapprobation du gouvernement sortant, mais aussi une recomposition des attentes politiques. L’un des éléments saillants de cette recomposition tient à la dimension générationnelle du vote. Les jeunes électeurs ont ainsi apporté un soutien particulièrement prononcé à Tisza. Ayant grandi dans le cadre de l’intégration européenne, la Hongrie ayant adhéré à l’UE en 2004, ils sont particulièrement attachés aux bénéfices concrets qui y sont liés, tels que la liberté de circulation ou l’accès à l’espace européen d’enseignement et de recherche. Si ces générations ont longtemps manifesté une certaine distance vis-à-vis de la politique partisane, l’évolution récente de leur mobilisation semble indiquer une prise de conscience accrue des enjeux politiques nationaux. Les scènes de célébration observées à Budapest, qui ont rassemblé des dizaines de milliers de personnes majoritairement jeunes, témoignent de cette dynamique, dans une atmosphère décrite comme euphorique, comparable à celle d’une victoire nationale au football…   Un droit constitutionnel favorable à la démocratie, mais un État de droit abîmé par les années Fidesz La Hongrie est un État unitaire organisé sous la forme d’une démocratie parlementaire : le vote qui compte le plus, c’est celui des élections législatives, pour partie majoritaire à un tour dans des circonscriptions, et pour partie proportionnel. Ainsi, comme dans la plupart des pays d’Europe, le chef du parti ayant obtenu le plus de sièges au Parlement devient premier ministre. Le président de la République, élu par l’Assemblée nationale, ne possède quasiment aucun pouvoir et exerce une magistrature essentiellement morale et protocolaire. En théorie, le président a la possibilité de ne pas accepter de ratifier une loi et d’exiger que le Parlement l’étudie à nouveau — ce que les juristes appellent un « veto suspensif ». Ces prérogatives n’ont toutefois quasiment pas été utilisées depuis l’arrivée de Viktor Orban à la tête du pays en 2010. Ce système, typiquement européen dans son architecture, est parfaitement conforme aux standards démocratiques. Cela étant, la Hongrie s’est indubitablement fait remarquer en Europe en raison de ce qu’Orban a lui-même contribué à théoriser comme « la démocratie illibérale ». Pour résumer, cette doctrine s’appuie sur le principe que le pouvoir provient du peuple et doit donc être exercé par le peuple et pour le peuple, quitte à opprimer si nécessaire les minorités ou à ne pas respecter la séparation des pouvoirs. C’est ainsi que Viktor Orban s’est employé à réduire l’indépendance de la justice, à mettre la main sur…

Ma Thèse en 180 Secondes 2026 – Julien Cottineau

Par Sarah Journée

Publié le 19 mars 2026 Ma thèse en 180 secondes 2026 – Julien Cottineau Ma thèse en 180 secondes est un concours internationale durant lequel des doctorant·es francophones des quatre coins du monde présentent leur sujet de recherche vulgarisé … en 180 secondes top chrono ! Véritable exercice de vulgarisation, d’éloquence et de mise en scène, ce concours permet de partager au grand public la recherche qui se fait dans les laboratoires. Julien Cottineau est l’unique candidat de l’UHA à s’être présentée à la finale Alsace de Ma Thèse en 180 secondes 2026. Il y a présenté son sujet de thèse  » Combustion de granulés de bois seul ou en mélance avec un coproduit : compréhension des facteurs physiques influençant la cinétique des réaction « . Julien Cottineau Doctorant en génie des procédés (GRE) Sur le même thème Tous |Article |Non classé |Podcast |Question |Recherche participative |Vidéo Témoignage d’une doctorante – Mathilde Sibeaud, doctorante 2ème année aux laboratoires LPIM et IS2M 28 avril 2016/ Publié le 28 avril 2016 Témoignage d’une doctorante – Mathilde Sibeaud, doctorante 2ème année aux laboratoires LPIM et IS2M Vous… Ma Thèse en 180 secondes 2025 – Bénédicte Réty 20 mars 2025/ Publié le 20 mars 2025 Ma thèse en 180 secondes 2025 – Bénédicte Réty Ma thèse en 180 secondes est… Des déchets de crevette pour une électronique plus écoresponsable ? 31 juillet 2025/ Publié le 31 juillet 2025 Des déchets de crevette pour une électronique plus écoresponsable ? Yann Chevolot, Centrale Lyon; Didier Léonard, Université…

Femme, artiste et entrepreneure : relever le défi

Par Sarah Journée

Publié le 2 février 2026 Femme, artiste et entrepreneure : relever le défi Isabelle Horvath, Université de Haute-Alsace (UHA) et Gaëlle Dechamp, Grenoble INP – UGA   Mère de trois enfants, chanteuse lyrique et codirectrice d’une association dont la double activité porte sur la médiation culturelle et la création de spectacles lyriques, Caroline jongle avec ses différentes activités et identités au quotidien. Deux chercheuses en entrepreneuriat artistique et culturel ont conduit avec elle un travail pour comprendre quelles stratégies elle mettait en place, loin du modèle classique et malgré les obstacles rencontrés, dans un contexte de baisse des subventions culturelles en France L’entrepreneuriat artistique et culturel associe le monde de l’entreprise au monde de la culture. Dans la presse professionnelle, notamment celle du spectacle vivant, dans les associations ou encore dans les réunions stratégiques d’établissements culturels, on en parle de plus en plus pour trouver une solution aux difficultés de financement, de production et de diffusion des œuvres. L’entrepreneuriat artistique et culturel consiste à développer de manière structurée un projet dans le domaine des arts et de la culture en conciliant la dimension artistique avec la dimension économique. Il génère à la fois des valeurs symboliques, telles que la création et la diffusion de formes esthétiques, et des valeurs économiques parce que l’art se produit, se vend, s’achète et, ainsi, qu’il est à l’origine d’emplois, de métiers avec un poids économique direct en France de 2 %. L’entrepreneuriat créatif et culturel suscite de plus en plus d’intérêt, car la baisse des subventions pour financer la culture n’est pas simplement une mauvaise passe, mais un sujet qui questionne sur les modèles économiques à inventer sans vendre son âme au diable. Il s’agit plutôt de considérer que tous les dispositifs de gestion et managériaux sont au service des arts et de la culture et non l’inverse.   Le casse-tête des femmes entrepreneures dans la culture Cette donne est commune à tous les acteurs du secteur. Mais quand on est une femme, qui plus est une mère, autrement appelée « mampreneure », transformer la tension en dynamique devient un défi qui relève parfois du casse-tête. Selon l’Indice entrepreneurial français de 2023, 28 % des femmes sont inscrites dans une dynamique entrepreneuriale (projet de création, création ou reprise d’entreprise) contre 37 % des hommes. Dans le secteur des arts, spectacles et activités récréatives, 39,6 % des entreprises individuelles sont créées par des femmes et 60,4 % par des hommes. La motivation des femmes à devenir entrepreneures repose sur trois facteurs : la nécessité pour assurer les besoins primaires du foyer ; un choix de carrière pour davantage se réaliser ; la conciliation famille-travail. Dans le cas des mampreneures, les trois facteurs se combinent, cependant rechercher une situation professionnelle pour répondre à un besoin de réalisation de soi est premier. Dans le secteur artistique et culturel, ces femmes sont 32 % à être intermittentes avec une organisation de travail discontinue. Les mampreneures font face à une précarité plus importante que tout autre intermittent. Elles sont appelées aussi « matermittentes » ; leur nombre n’est pas recensé. Le collectif du même nom s’engage pour une reconnaissance de ce statut particulier. Au-delà des conditions matérielles, les particularités des mampreneures artistes concernent leur organisation en millefeuille avec une « interdépendance des temps » individuels, familiaux et professionnels. Comment réussir le triple défi d’être à la fois femme, artiste et entrepreneure ? Pour le relever, il faut inventer ses propres outils. C’est ce que Caroline a fait. Nous l’avons rencontrée et nous avons cherché à comprendre comment s’est construit son parcours entrepreneurial.   Comment tout concilier ? Caroline est à la fois docteure en sciences de gestion et du management, chanteuse lyrique et co-directrice de l’association Brins de Voix dont la double activité porte sur la médiation culturelle et la création de spectacles lyriques. Au moment de sa fondation, Caroline a un bébé d’un an, elle en aura deux autres par la suite. Elle est intermittente du spectacle, donc non salariée. Notre mampreneure doit relever deux défis qui caractérisent l’entrepreneure artistique : concilier deux rôles qui peuvent paraître incompatibles, à savoir créer et entreprendre ; articuler une vie personnelle avec une vie professionnelle, marquée dans le spectacle vivant par un rythme atypique à cause des horaires décalés et des absences dues aux tournées. Caroline s’est alors retrouvée devant la nécessité d’innover, pour articuler son parcours, en matière d’outillage managérial, qui, sans donner une réponse unique, constitue une ouverture dont d’autres mampreneures artistes peuvent s’inspirer. Nous avons étudié ce processus entrepreneurial à partir d’une approche autoethnographique, c’est-à-dire de l’analyse de l’expérience mise en récit par l’auteur, et de l’éclairage par la théorie de l’effectuation. Cette théorie est bien adaptée aux contextes d’incertitude car elle propose une alternative aux modèles rationnels de l’entrepreneuriat. Elle privilégie l’intuition à la logique causale, le processus de création de l’avenir à sa prédiction, les transformations successives à l’élaboration d’un modèle d’affaires. Ainsi repose-t-elle sur cinq principes : faire avec ses moyens (1) ; définir les pertes acceptables (2) ; privilégier les partenariats (3) ; être ouvert aux surprises (4) ; créer son propre univers (5).   Un parcours jonché de difficultés Le parcours entrepreneurial de Caroline est jonché de difficultés qu’elle réussit à dépasser grâce à sa capacité à inventer des outils de gestion et des dispositifs organisationnels qui peuvent servir d’inspiration aux mampreneures artistes du spectacle vivant. Le critère physique est souvent pris en compte lors des auditions ; la femme, plus que l’homme, doit ressembler à l’image du rôle à interpréter. Le cycle hormonal a un impact sur la qualité vocale ; la durée de carrière est plus courte que pour les hommes à cause des changements de tessiture. Les obstacles sont liés aussi à la garde des enfants, car les horaires et les déplacements sont mal adaptés à une vie de famille et encore moins à une situation d’urgences médicales ; il est impossible d’amener son enfant en coulisses sans nourrice et, enfin, un enfant non gardé est synonyme d’absence de la chanteuse et donc d’annulation de spectacle, ce qui n’est pas envisageable. La fatigue engendrée par l’absence de sommeil et les grossesses peuvent altérer les performances de l’artiste. Les interruptions de carrière…

Éditer le génome pour soigner : où en sont les thérapies issues de CRISPR et ses dérivés ?

Par Sarah Journée

Publié le 7 janvier 2026 Éditer le génome pour soigner : où en sont les thérapies issues de CRISPR et ses dérivés ? Carole Arnold, Université de Haute-Alsace (UHA) Nous assistons à une nette montée des espoirs pour des maladies rares, souvent « orphelines ». Par exemple, un nourrisson atteint d’un déficit métabolique rare (une maladie génétique dans laquelle une enzyme ou une voie métabolique essentielle ne fonctionne pas correctement) dû à une mutation sur le gène CPS1, a reçu en 2025 un traitement « sur mesure » utilisant la technique d’édition de base (base editing), avec des résultats biologiques encourageants. Aujourd’hui, l’édition génique n’est plus une hypothèse lointaine, mais donne des résultats concrets et change déjà la vie de certains patients. Pour comprendre ce qui est en train de se jouer, il faut revenir sur les progrès fulgurants de ces dernières années, des premiers essais pionniers aux versions de plus en plus sophistiquées de l’édition génomique. Développée en 2012 grâce à l’association d’une endonucléase, Cas9, et de petits ARN guides (sgRNA), cette méthode d’édition ciblée du génome a bouleversé la biologie moderne, au point de valoir à ses inventrices le prix Nobel de chimie en 2020. Depuis son invention, le CRISPR-Cas9 classique est largement utilisé dans les laboratoires, dont le nôtre, pour créer des modèles cellulaires de maladies, fabriquer des cellules qui s’illuminent sous certaines conditions ou réagissent à des signaux précis, et explorer le rôle de gènes jusqu’ici mystérieux.   Un premier système extraordinaire mais imparfait Côté clinique, l’utilisation de CRISPR-Cas9 a ouvert des possibilités thérapeutiques inédites : modifier précisément un gène, l’inactiver ou en corriger une version défectueuse, le tout avec une simplicité et une rapidité jusqu’alors inimaginables. Mais cette puissance s’accompagnait alors de limites importantes : une précision parfois imparfaite, avec des coupures hors-cible difficiles à anticiper (des modifications accidentelles de l’ADN réalisées à des endroits non prévus du génome), une efficacité variable selon les cellules, et l’impossibilité d’effectuer des modifications plus fines sans induire de cassure double brin (une rupture affectant les deux brins d’ADN à un site génomique spécifique) potentiellement délétère. Ces limites tiennent en grande partie au recours obligatoire aux cassures double brin et à la réparation par homologie (mode de réparation de l’ADN dans lequel la cellule s’aide d’une séquence d’ADN modèle très similaire – ou fournie par le chercheur – pour réparer une cassure double brin), un mécanisme peu fiable et inégal selon les types cellulaires. Mais la véritable rupture est apparue à partir de 2016 avec l’invention des éditeurs de base (base editors), des versions ingénieusement modifiées de CRISPR capables de changer une seule lettre de l’ADN sans provoquer de cassure double brin. Pour la première fois, il devenait possible de réécrire le génome avec une précision quasi chirurgicale, ouvrant la voie à des corrections plus sûres et plus fines que celles permises par Cas9 classique. Cependant, les base editors restaient limités : ils permettaient d’effectuer certaines substitutions de bases, mais étaient incapables de réaliser des insertions ou des modifications plus complexes du génome. Ces limitations des base editors ont été en partie levées avec l’arrivée de leurs successeurs, les prime editors, en 2019 : ces nouvelles machines moléculaires permettent non seulement de substituer des bases, mais aussi d’insérer ou de supprimer de courtes séquences (jusqu’à plusieurs kilobases), le tout sans provoquer de cassure double brin, offrant ainsi un contrôle beaucoup plus fin sur le génome. Cette technique a été utilisée avec succès pour créer en laboratoire des modèles cellulaires et animaux de maladies génétiques, et des plantes transgéniques. Cependant, en pratique, son efficacité restait trop faible pour des traitements humains, et le résultat dépendait du système de réparation de la cellule, souvent inactif ou aléatoire. Mais en six ans, la technique a gagné en précision et polyvalence, et les études chez l’animal ont confirmé à la fois son efficacité et la réduction des effets hors-cible. Résultat : en 2025, six ans après son invention, le prime editing fait enfin son entrée en clinique, un moment que beaucoup de médecins décrivent comme un véritable tournant pour la médecine.   Des traitements sur le marché Dès 2019, de premiers essais cliniques avec le système CRISPR-Cas9 classique (le médicament Casgevy) avaient été réalisés sur des patients atteints de β-thalassémie et drépanocytose, deux maladies génétiques de l’hémoglobine, via la correction ex vivo et la réinjection des cellules modifiées au patient. Les premiers résultats étaient prometteurs : certains patients avaient vu leur production de globules rouges anormaux corrigée de manière durable, avec une amélioration significative de leurs symptômes, après une unique injection. Le traitement Casgevy a d’ailleurs été approuvé en Europe en 2024, pour un coût d’environ 2 millions d’euros par patient. Plus récemment, en 2025 un bébé atteint d’une mutation du gène CPS1 a été guéri grâce à l’édition de base, la version moins invasive et plus sûre de CRISPR-Cas9, mais qui reste limitée aux substitutions ponctuelles et ne permet pas toutes les modifications (pas d’insertion de séquences longues). Mais aujourd’hui, le prime editing lève les deux grands verrous du CRISPR-Cas9 classique – la nécessité de casser l’ADN et la dépendance à des mécanismes de réparation inefficaces – ouvrant la voie à une édition plus sûre, plus précise et applicable à un spectre beaucoup plus large de maladies. Il n’est plus limité à de simples conversions ponctuelles, mais permet pour la première fois de remplacer ou restaurer un gène complet, de façon précise et contrôlée. L’année 2025 marque le premier succès clinique d’une telle thérapie – une étape historique pour l’édition génomique. En effet, le 19 mai 2025 la société Prime Medicine fondée par David Liu, inventeur du prime editing, a annoncé la première administration humaine de sa thérapie, destinée à un jeune patient atteint de granulomatose chronique, une maladie immunitaire rare liée à une mutation de l’ADN. Les premiers résultats biologiques de ce « CRISPR ultrapuissant » se sont révélés très prometteurs, ouvrant une nouvelle ère pour l’édition génomique. Il faudra toutefois patienter encore quelques mois avant de mesurer réellement le succès du prime editing : les premiers essais cliniques restent très récents et le manque de…

BD « Le laser à cristaux »

Par Sarah Journée

Publié le 14 octobre 2025 BD « Le laser à cristaux » Dans le projet de recherche international DUVNANO, les chercheuses et chercheurs n’utilisent pas de sabre de jedi, mais leur technologie peut y faire penser… Découvrez en BD les travaux de recherche mené par les laboratoires partenaires : l’Institut de Science des Matériaux de Mulhouse (IS2M) et le LINK (Laboratory for INnovative Key material and structures) à Tsukuba au Japon. Un voyage ludique non pas dans la science fiction, mais au cœur du quotidien de scientifiques… et de futurs objets et usages de votre quotidien !   Un projet de vulgarisation porté par la délégation Paris-Normandie du CNRS.   Equipe recherche : Fabien Grasset (LINK) ; Olivier Soppera et Dominique Berling (IS2M) Equipe artistique : Association Stimuli (scénario : Grégory Mardon ; dessin : Alice Varoquaux ; médiation scientifique : Laurence Bordenave)   IS2M – double tutelle du CNRS et de l’Université Haute Alsace LINK – triple tutelle du CNRS, du National Institute for Materials Science et de Saint-Gobain KG   Ces recherches ont été financées en tout ou partie par l’Agence nationale de la recherche (ANR) au titre du projet « Fabrication de couches minces fonctionnelle en combinant les procédés de nanolithographie UV profonds et la chimie colloïdale des nanocristaux – DUVNANO ». Cette communication est réalisée et financée dans le cadre de l’appel à projet Sciences Avec et Pour la Société – Culture Scientifique Technique et Industrielle pour les projets JCJC et PRC des appels à projets génériques 2018 et 2019.   Retrouvez l’article original sur Focus Sciences, un blog du réseau de communicant·es du CNRS. Olivier Soppera Directeur de recherche en photochimie et photophysique (IS2M) Dominique Berling Professeur (FST & IS2M) Sur le même thème Tous |Article |Non classé |Podcast |Question |Recherche participative |Vidéo BD « Sciences en bulles » : La poudre de Magnésium, un carburant propre et renouvelable pour nos voitures ? 6 octobre 2020/ Publié le 6 octobre 2020 BD « Sciences en bulles » : La poudre de Magnésium, un carburant propre et… Article Avis de Recherche N°5 – MatLight 4.0 19 décembre 2023/ Publié le 19 décembre 2023 Avis de Recherche N°5 – MatLight 4.0   >>> Avis de recherche est une émission… Podcast Des déchets de crevette pour une électronique plus écoresponsable ? 31 juillet 2025/ Publié le 31 juillet 2025 Des déchets de crevette pour une électronique plus écoresponsable ? Yann Chevolot, Centrale Lyon; Didier Léonard, Université… Article

Des déchets de crevette pour une électronique plus écoresponsable ?

Par Sarah Journée

Publié le 31 juillet 2025 Des déchets de crevette pour une électronique plus écoresponsable ? Yann Chevolot, Centrale Lyon; Didier Léonard, Université Claude Bernard Lyon 1; Isabelle Servin, Commissariat à l’énergie atomique et aux énergies alternatives (CEA); Jean-Louis Leclercq, Centrale Lyon; Olivier Soppera, Centre national de la recherche scientifique (CNRS); Université de Haute-Alsace (UHA) et Stéphane Trombotto, Université Claude Bernard Lyon 1 Avec l’explosion du numérique, des objets connectés et de l’intelligence artificielle, la production de composants électroniques poursuit sa croissance. La fabrication de ces composants recourt à des techniques de fabrication complexes qui ont pour objet de sculpter la matière à l’échelle de quelques micromètres à quelques nanomètres, soit environ l’équivalent du centième au millième du diamètre d’un cheveu. L’impact environnemental de ces procédés de fabrication est aujourd’hui estimé entre 360 et 600  mégatonnes équivalent CO2 par an dans le monde. Les chercheurs visent à réduire cet impact en s’attaquant aux différentes étapes de fabrication des produits électroniques.     Les procédés de fabrication en microélectronique requièrent l’emploi de matériaux et solvants pétrosourcés – c’est-à-dire issus de ressources fossiles comme le pétrole. Et certains de ces matériaux comportent des composés chimiques classés comme mutagènes, cancérigènes ou reprotoxiques. Pour des raisons économiques, réglementaires, écologiques et de sécurité, les acteurs du domaine soulignent leur volonté d’accentuer le développement de procédés plus respectueux de l’environnement et moins toxiques. De plus, les projections sur la raréfaction du pétrole imposent d’explorer des matériaux alternatifs aux matériaux pétrosourcés – un domaine que l’on appelle la « chimie verte ». Dans ce contexte, différents matériaux biosourcés (à savoir, des matériaux issus partiellement ou totalement de la biomasse) et hydrosolubles sont étudiés comme une alternative aux matériaux pétrosourcés. Par exemple, la protéine de la soie ou les protéines du blanc d’œuf, deux matériaux appartenant à la famille des polymères (matériaux constitués de molécules de tailles importantes, aussi appelées « macromolécules ») ont été proposés comme résine de lithographie. Cependant, ces polymères biosourcés possèdent des limitations pratiques par exemple être en compétition avec l’alimentation humaine pour ce qui concerne le blanc d’œuf. Dans nos travaux, nous explorons le potentiel du chitosane, un matériau polymère naturel produit aujourd’hui à l’échelle industrielle à partir de la chitine, que l’on extrait principalement de déchets agroalimentaires, comme les carapaces de crevettes et de crabes, les endosquelettes de seiches et de calmars, et certains champignons. Nous avons montré que le chitosane est compatible avec une ligne de production pilote semi-industrielle de microélectronique. L’analyse du cycle de vie du procédé que nous proposons montre une réduction potentielle de 50 % de l’impact environnemental par rapport aux résines conventionnelles lors de la réalisation d’étapes de lithographie-gravure similaires.   La lithographie, processus clé de la fabrication des composants électroniques Par exemple, aujourd’hui, la fabrication d’un transistor nécessite plusieurs centaines d’étapes (entre 300 et 1 000 par puce suivant la nature du composant). Parmi ces étapes, les étapes de lithographie permettent de dessiner les motifs des composants à l’échelle micro et nanométrique. Ce sont celles qui nécessitent le plus de produits chimiques actuellement pétrosourcés et pour certains toxiques. La lithographie consiste à recouvrir la plaque de silicium avec une couche de résine sensible à la lumière ou à un faisceau d’électrons – comme une pellicule photographique – de manière à y inscrire des motifs de quelques micromètres à quelques nanomètres par interaction localisée du faisceau avec la matière. En optique, plusieurs longueurs d’onde sont utilisées selon la taille des motifs souhaités. Plus la longueur d’onde est petite, plus la taille des motifs inscriptibles est petite, et on peut aujourd’hui atteindre des résolutions de moins de 5 nanomètres avec une lumière de longueur d’onde de 13,5 nanomètres, afin de répondre à la demande de miniaturisation des composants électroniques, correspondant à la loi de Moore. Celle-ci stipule que le nombre de transistors sur un circuit intégré double environ tous les deux ans, entraînant une augmentation exponentielle des performances des microprocesseurs tout en réduisant leur coût unitaire. In fine, lors de l’étape de développement – encore une fois comme un terme emprunté à la photographie argentique, c’est la différence de solubilité entre les zones de la résine qui ont été exposées ou non à l’irradiation ultraviolette ou d’électrons qui permet de créer des ouvertures de géométrie définie à travers la résine de chitosane. Là où la résine disparaît, on accède au substrat de silicium (ou autre couche/matériau sous-jacente). On peut ainsi le graver ou y déposer d’autres matériaux (métaux, diélectriques et semiconducteurs), la résine restante jouant alors le rôle de masque de protection temporaire pour les zones non traitées.   Le chitosane, une solution bio pour la résine Comme mentionné précédemment, le chitosane est produit à partir de la chitine, le deuxième polymère naturel le plus abondant sur Terre (après la cellulose), mais il peut aussi être produit par des procédés de biotechnologies. En plus d’être un matériau renouvelable, il est biocompatible, non écotoxique, biodégradable et soluble en milieu aqueux légèrement acide. Au milieu de tous ces avantages, son grand intérêt pour la micro- et la nanofabrication est qu’il peut former des films minces, c’est-à-dire des couches de très faibles épaisseurs. Le chitosane peut donc être facilement étalé sur le substrat en silicium pour remplacer la résine pétrosourcée. Dans le cadre de plusieurs projets de recherche, nous avons démontré que le chitosane était compatible avec toute la gamme des techniques de lithographie : lithographie électronique, optique (193 nanomètres et 248 nanomètres) et même en nanoimpression. Cette dernière technique consiste à presser directement le film de chitosane avec un tampon chauffé possédant des motifs de tailles submicrométriques.   Le chitosane change de structure quand il est irradié Nous avons mis en évidence que, sous une exposition à des faisceaux d’électrons ou de lumière, une réduction de la longueur des macromolécules du chitosane se produit du fait de la rupture de certaines liaisons chimiques, selon un processus de « dépolymérisation partielle ». Ceci a pour conséquence de rendre la zone irradiée de la résine soluble dans l’eau pure alors que les zones non touchées par le faisceau restent insolubles. Au final, les performances de la résine en chitosane sont proches des résines commerciales en…

De l’effet Lotus à l’effet Salvinia : quand les plantes inspirent la science et bousculent notre regard sur les matériaux

Par Sarah Journée

Publié le 9 juillet 2025 De l’effet Lotus à l’effet Salvinia : quand les plantes inspirent la science et bousculent notre regard sur les matériaux Laurent Vonna, Université de Haute-Alsace (UHA) À la surface des feuilles de lotus se trouvent des aspérités microscopiques qui empêchent l’eau d’y adhérer. Cette découverte a changé notre façon de comprendre comment les liquides interagissent avec les surfaces : ce n’est pas seulement la chimie du matériau qui compte, mais aussi sa texture. Depuis, les scientifiques s’en sont inspirés pour explorer de nouvelles façons de contrôler le comportement des liquides à la surface des matériaux. La feuille de lotus présente une propriété remarquable : elle s’autonettoie. Les gouttes d’eau, en roulant à sa surface, emportent poussières et autres contaminants, laissant la feuille d’une propreté remarquable. Il y a près de trente ans, l’explication de ce phénomène, connu sous le nom d’effet Lotus, a été proposée par les botanistes Wilhelm Barthlott et Christoph Neinhuis. Cette découverte a changé profondément notre façon d’appréhender les interactions entre un solide et des liquides. Le défi de reproduire cette propriété autonettoyante, puis de l’améliorer, a été relevé rapidement en science des matériaux. Depuis, la botanique a encore inspiré d’autres découvertes utiles à des applications technologiques — nous rappelant encore une fois combien la recherche purement fondamentale peut avoir des répercussions importantes, au-delà de la curiosité qui la motive. De l’effet Lotus à la superhydrophobie L’explication proposée par Wilhelm Barthlott et Christoph Neinhuis dans leur article fondateur publié en 1997 est finalement toute simple. Elle révèle que l’effet Lotus repose sur une texturation de la surface de la feuille à l’échelle micrométrique, voire nanométrique. La rugosité correspondant à cette texture est telle que, lorsqu’une goutte d’eau se dépose sur cette surface, elle ne repose que sur très peu de matière, avec un maximum d’air piégé entre la goutte et la feuille. La goutte est alors comme suspendue, ce qui conduit à une adhérence très faible. Ainsi, les gouttes roulent sur la feuille sous l’effet de leur poids, emportant sur leur passage les impuretés qui y sont déposées. La possibilité de contrôler l’adhérence des gouttes par la simple texturation de surface a rapidement séduit le monde de la science des matériaux, où les situations nécessitant un contrôle de l’adhésion d’un liquide sont extrêmement nombreuses, comme dans le cas par exemple des textiles techniques, des peintures ou des vernis. Une véritable course s’est ainsi engagée pour reproduire les propriétés répulsives de la feuille de lotus sur des surfaces synthétiques. Cet essor a été rendu possible par la diffusion dans les laboratoires, à la même époque, de techniques d’observation adaptées à l’observation aux échelles des textures ciblées, telles que la microscopie électronique à balayage en mode environnemental, qui permet l’observation d’objets hydratés et fragiles que sont les objets biologiques, ou encore la microscopie à force atomique qui permet de sonder les surfaces grâce à un levier micrométrique. Ce sont aussi les progrès en techniques de microfabrication, permettant de créer ces textures de surface aux échelles recherchées, qui ont rendu possible l’essor du domaine. Dans les premières études sur la reproduction de l’effet lotus, les chercheurs ont principalement eu recours à des techniques de texturation de surface, telles que la photolithographie et la gravure par plasma ou faisceau d’ions, l’ajout de particules, ou encore la fabrication de répliques de textures naturelles par moulage. L’appropriation de l’effet lotus par le domaine des matériaux a rapidement orienté les recherches vers la superhydrophobie, propriété à la base de l’effet autonettoyant, plutôt que vers l’effet autonettoyant lui-même. Les recherches se sont d’abord concentrées sur la texturation des surfaces pour contrôler la répulsion de l’eau, puis se sont très vite étendues aux liquides à faible tension de surface, comme les huiles. En effet, les huiles posent un plus grand défi encore, car contrairement à l’eau, elles s’étalent facilement sur les surfaces, ce qui rend plus difficile la conception de matériaux capables de les repousser. Cette appropriation du phénomène par le monde de la science des matériaux et des enjeux associés a d’ailleurs produit un glissement sémantique qui s’est traduit par l’apparition des termes « superhydrophobe » et « superoléophobe » (pour les huiles), supplantant progressivement le terme « effet lotus ». Désormais, le rôle crucial de la texture de surface, à l’échelle micrométrique et nanométrique, est intégré de manière systématique dans la compréhension et le contrôle des interactions entre liquides et solides. La botanique également à l’origine d’une autre découverte exploitée en science des matériaux Bien que l’idée de superhydrophobie ait déjà été publiée et discutée avant la publication de l’article sur l’effet Lotus, il est remarquable de constater que c’est dans le domaine de la botanique que trouve son origine l’essor récent de la recherche sur le rôle de la texturation de surface dans l’interaction liquide-solide. La botanique repose sur une approche lente et méticuleuse — observation et classification — qui est aux antipodes de la science des matériaux, pressée par les impératifs techniques et économiques et bénéficiant de moyens importants. Pourtant, c’est bien cette discipline souvent sous-estimée et sous-dotée qui a permis cette découverte fondamentale. Plus tard, en 2010, fidèle à sa démarche de botaniste et loin de la course aux innovations technologiques lancée par l’explication de l’effet Lotus, Wilhelm Barthlott a découvert ce qu’il a appelé l’effet Salvinia. Il a révélé et expliqué la capacité étonnante de la fougère aquatique Salvinia à stabiliser une couche d’air sous l’eau, grâce à une texture de surface particulièrement remarquable. La possibilité de remplacer cette couche d’air par un film d’huile, également stabilisé dans cette texture de surface, a contribué au développement des « surfaces infusées », qui consistent en des surfaces rugueuses ou poreuses qui stabilisent en surface un maximum de liquide comme de l’huile. Ces surfaces, encore étudiées aujourd’hui, présentent des propriétés remarquables. La biodiversité, source d’inspiration pour les innovations, est aujourd’hui en danger L’explication de l’effet Lotus et sa diffusion dans le monde des matériaux démontrent finalement comment, loin des impératifs de performance et des pressions financières…

Avis de Recherche N°7 – Auto-assemblage des matériaux fonctionnels

Par Sarah Journée

Publié le 12 juin 2025 Avis de Recherche N°7 – Auto-assemblage des matériaux fonctionnels   >>> Avis de recherche est une émission radiophonique offrant un point de vue sur la vie des laboratoires de l’UHA. En partenariat avec le Service Universitaire de l’Action Culturelle (SUAC) Avec le soutien de la Région Grand Est et de la Drac Grand Est.   Une émission réalisée par Carole Ecoffet et radio MNE, produite par le Service Universitaire de l’Action Culturelle de ‘l’Université de Haute-Alsace en collaboration avec Radio MNE, coordonnée par isabelle LEFEVRE (chargée de l’action culturelle) et Laurent VONNA, Maître de conférences en chimie des matériaux à la FST de l’UHA (laboratoire IS2M).   Thème : L’émission « Avis de recherche » s’est invitée aux rencontres annuelles de l’IS2M (IS2M Annual Meetings 2024) qui se sont tenues les jeudi 30 mai et vendredi 31 mai 2024 à la Faculté des Sciences et Techniques de l’UHA à Mulhouse. Ces rencontres ont porté cette année sur l’auto-assemblage des matériaux fonctionnels, avec comme artiste invité Samuel Bianchini qui a présenté lors de ces journées son œuvre « Out of frame ».   Invités : Laurent Vonna : Maître de conférences en chimie des matériaux à la Faculté des Sciences et Techniques de l’UHA (laboratoire IS2M) Damien Baigl : Professeur à l’Ecole Normale Supérieure de Paris, département de Chimie Samuel Bianchini : artiste   Écoutez le podcast :  Pour plus d’information, rendez-vous sur le SoundCloud de Radio MNE : Radio MNE Laurent Vonna Maître de conférences en chimie des matériaux (FST & IS2M) Sur le même thème Tous |Article |Non classé |Podcast |Question |Recherche participative |Vidéo Avis de Recherche N°2 – Le bio mimétisme 28 juin 2023/ Publié le 28 juin 2023 Avis de Recherche N°2 – Le bio mimétisme   >>> Avis de recherche est une… Podcast De l’effet Lotus à l’effet Salvinia : quand les plantes inspirent la science et bousculent notre regard sur les matériaux 9 juillet 2025/ Publié le 9 juillet 2025 De l’effet Lotus à l’effet Salvinia : quand les plantes inspirent la science et bousculent… Article BD “Le laser à cristaux” 14 octobre 2025/ Publié le 14 octobre 2025 BD “Le laser à cristaux” Dans le projet de recherche international DUVNANO, les chercheuses et… Article

Arnaud Spangenberg, responsable de la plateforme de procédés photo-induits Mat-Light 4.0

Par Sarah Journée

Publié le 26 mars 2025 Arnaud Spangenberg, responsable de la plateforme de procédés photo-induits Mat-Light 4.0 Rencontrez dans cette vidéo Arnaud Spangenberg, coordinateur scientifique adjoint du projet Mat-Light 4.0. Dans le cadre de ce projet, il est également responsable de la plateforme de procédés photo-induits. Découvrez son parcours, son travail et les recherches qu’il aide à développer au sein de l’UHA. https://youtu.be/U0r9gk0H1Nc?si=-P7udrn28N5-AJuT Cette vidéo a été réalisée par des étudiant·es du BUT Métiers du Multimédia et de l’Internet (MMI) de l’IUT de Mulhouse. Arnaud Spangenberg Chargé de recherche en science des matériaux (IS2M) Sur le même thème Tous |Article |Non classé |Podcast |Question |Recherche participative |Vidéo Avis de Recherche N°5 – MatLight 4.0 19 décembre 2023/ Publié le 19 décembre 2023 Avis de Recherche N°5 – MatLight 4.0   >>> Avis de recherche est une émission… Podcast Laurent Simon, responsable de la plateforme de caractérisation des matériaux Mat-Lights 4.0 17 février 2025/ Publié le 17 février 2025 Laurent Simon, responsable de la plateforme de caractérisation des matériaux Mat-Light 4.0 Rencontrez dans cette… Vidéo Portrait de Laura Marchand, responsable de la plateforme de synthèse automatisée Mat-Light 4.0 17 février 2025/ Publié le 17 février 2025 Portrait de Laura Marchand, responsable de la plateforme de synthèse automatisée Mat-Light 4.0 Rencontrez dans… Vidéo

Ma Thèse en 180 secondes 2025 – Bénédicte Réty

Par Sarah Journée

Publié le 20 mars 2025 Ma thèse en 180 secondes 2025 – Bénédicte Réty Ma thèse en 180 secondes est un concours internationale durant lequel des doctorant·es francophones des quatre coins du monde présentent leur sujet de recherche vulgarisé … en 180 secondes top chrono ! Véritable exercice de vulgarisation, d’éloquence et de mise en scène, ce concours permet de partager au grand public la recherche qui se fait dans les laboratoires.   Bénédicte Réty est la seule doctorante de l’UHA à s’être présentée à la finale Alsace de 2025. Elle y a présenté son sujet de thèse intitulé « Développement de protocoles d’analyse des carbones par spectrométrie de masse : application pour le stockage de l’énergie et l’environnement ». https://www.youtube.com/watch?v=e-FpBW055OY&list=PLqKY7fivSf361-HnEifW__bE8V1JDuY6w&index=61 Bénédicte Réty Doctorante en science des matériaux (IS2M) Sur le même thème Tous |Article |Non classé |Podcast |Question |Recherche participative |Vidéo Ma Thèse en 180 secondes 2018 – Romain Jagu 3 avril 2018/ Publié le 3 avril 2018 Ma thèse en 180 secondes 2018 – Romain Jagu Ma thèse en 180 secondes est… Vidéo Ma Thèse en 180 secondes 2021 – Céline Vogel 18 mars 2021/ Publié le 18 mars 2021 Ma thèse en 180 secondes 2021 – Céline Vogel Ma thèse en 180 secondes est… Vidéo Ma Thèse en 180 secondes 2023 – Héléna Frithmann 9 mars 2023/ Publié le 9 mars 2023 Ma thèse en 180 secondes 2023 – Héléna Frithmann Ma thèse en 180 secondes est… Vidéo