Étiquette : Langues & littérature

Conférence – Les langues façonnent-elles notre regard sur le patient ?

Conférence Langues & littérature, Sociétés Cycle de conférences Sciences et Société UP du Rhin Les langues façonnent-elles notre regard sur le patient ? Quand un médecin décrit un patient, ses mots sont-ils vraiment choisis au hasard ?   Cette conférence s’appuie sur des rapports de cas cliniques en chirurgie, rédigés en français et en anglais, pour montrer que chaque langue raconte une histoire différente du soin. Un petit mot, une préposition, une simple tournure de phrase, et le patient devient tour à tour un corps que l’on soigne ou une personne qui souffre ; la maladie, un mal qui frappe ou un trait qui accompagne ; le traitement, une force qui agit seule ou un outil entre les mains du médecin. Ces différences, invisibles au premier regard, révèlent deux façons bien distinctes de penser la relation entre soignant et soigné. À l’heure où l’on parle de plus en plus de dialogue et de partage des décisions médicales, cette conférence propose un regard neuf et accessible sur les mots de la médecine.   L’intervenante : Tatiana Musinova est maîtresse de conférences à l’Université de Haute-Alsace, où elle enseigne l’anglais de spécialité et la traduction spécialisée médicale. Ses recherches à l’Institut de recherche en Langues et Littératures Européennes (ILLE) et ses activités d’enseignement portent plus largement sur les langues de spécialité, le discours médical, la traductologie et la médiation entre les langues et les cultures.   Cette conférence vous est proposée par l’Université de Haute-Alsace et l’Université Populaire du Rhin dans le cadre de leur cycle de conférences Science & Société. Elle est organisée dans le cadre de « À votre santé », le mois de la santé et de la recherche médicale dans tout le Grand Est, organisé par l’Inserm et la Nef des sciences dans le Haut-Rhin. Informations pratiques Jeudi 18 mars 2027 18H30 – 20H Tout public Entrée gratuite Université Populaire du Rhin, salle de conférence de la Cour des Chaînes, 15 rue des Franciscains, Mulhouse Ajouter au calendrier Google Agenda iCalendar Outlook 365 Outlook Live Nous retrouver sur : Facebook Instagram Linkedin Youtube UP du Rhin « Tous les Évènements

Avis de Recherche N°6 – Vraies Couleurs et Cultures

Publié le 6 mai 2024 Avis de Recherche N°6 – Vraies Couleurs et Cultures   >>> Avis de recherche est une émission radiophonique offrant un point de vue sur la vie des laboratoires de l’UHA. En partenariat avec le Service Universitaire de l’Action Culturelle (SUAC) Avec le soutien de la Région Grand Est et de la Drac Grand Est.   Une émission réalisée par Carole Ecoffet et radio MNE, produite par le Service Universitaire de l’Action Culturelle de ‘l’Université de Haute-Alsace en collaboration avec Radio MNE, coordonnée par isabelle LEFEVRE (chargée de l’action culturelle) et Laurent VONNA, Maître de conférences en chimie des matériaux à la FST de l’UHA (laboratoire IS2M).   Thème : Vraies Couleurs et Cultures Du 23 au 25 Avril 2024, l’Université de Haute-Alsace a accueilli le Colloque «Vraies Couleurs et Cultures » organisé par Sämi Ludwig du Laboratoire ILLE ( Institut de recherche en Langues et Littératures Européennes) de l’UHA. Il regroupait des chercheurs venant d’horizons divers, tant géographiques (Chine, Pakistan, Canada, etc.) que disciplinaires (littérature, chimie, art, histoire, sociologie, etc.).Au cours de cette émission, nous reviendrons sur la genèse de ce colloque et nous écouterons quelques participants.Pour commencer, nous accueillerons Sämi Ludwig, organisateur de cet événement. Spécialiste de la littérature américaine, il s’intéresses particulièrement aux thèmes de l’interculturalité et enseigne la culture américaine à l’UHA. Ensuite, nous aurons le plaisir d’entendre Kevin Bideaux, chercheur au Laboratoire d’études de genre et sexualité (LEGS, UMR 8238, University of Paris 8). Il a consacré sa thèse à l’étude des usages du rose dans les arts visuels, le marketing, les sciences et la politique. Adoptant une approche interdisciplinaire, il croise arts visuels, études de genre et études culturelles, en s’appuyant sur les méthodologies des sciences sociales. Il s’intéresse aujourd’hui à la couleur violette. Nous poursuivrons avec Jens Hauser, critique d’art, commissaire d’exposition et écrivain franco-allemand. Ses recherches se concentrent sur les interactions entre l’art et la technologie, notamment dans le bioart. Travaillant entre Paris, Copenhague et Karlsruhe, il s’intéresse depuis de nombreuses années au vert. Au travers d’expositions, d’essais de colloque, il est l’instigateur de rencontres entre des artistes, des philosophes des scientifiques qui s’intéressent au vert sous tous ses aspects. Enfin, nous accueillerons Larissa Noury, coloriste et artiste polyvalente. Noury apporte une perspective pratique sur l’utilisation de la couleur dans divers domaines tels que la mode, l’architecture et la photographie. Son travail, reconnu internationalement, témoigne de l’impact esthétique et culturel de la couleur dans notre quotidien. Elle travaille actuellement sur la notion de couleurs tactiles.   Pour en savoir plus (thèmes de recherches, ouvrages publiés, vidéos citées dans les interviews sont sur les sites des participants)Sämi Ludwig : www.ille.uha.fr/wp-content/upload…V-Ludwig_2021.pdfKevin Bideaux : legs.cnrs.fr/lequipe/membres/kevin-bideaux/Ouvrage : Rose: Une couleur aux prises avec le genre, novembre 2023, ed. AmsterdamJens Hauser : fr.wikipedia.org/wiki/Jens_HauserOuvrage : Green Revisited. Encountering Emerging Naturecultures in Art and Rese arch, 2022, ed. RIXCLarissa Noury : larinoury.fr/Ouvrage : La symbolique des couleurs ; Art, design architecture, 2020, ed. Du Palais   Écoutez le podcast :  Pour plus d’information, rendez-vous sur le SoundCloud de Radio MNE : Radio MNE Sämi Ludwig Professeur en littérature et interculturalités (FSLH & ILLE) Sur le même thème Tous |Article |Non classé |Podcast |Question |Recherche participative |Vidéo J’aurai voulu être… un acteur : Être acteur dans la tourmente 12 mars 2013/ Publié le 12 mars 2013 J’aurai voulu être… un acteur : Être acteur dans la tourmente Façade du théâtre National… Podcast Table ronde : le plaisir de lire Agatha Christie 4 août 2013/ Publié le 4 août 2013 Table ronde : le plaisir de lire Agatha Christie Table ronde © Radio France –… Podcast Avis de Recherche N°3 – Le viol dans la littérature 4 octobre 2023/ Publié le 4 octobre 2023 Avis de Recherche N°3 – Le viol dans la littérature   >>> Avis de recherche… Podcast

Littérature : pourquoi retraduisons-nous les classiques ?

Publié le 17 janvier 2024 Article aussi disponible en anglais ici Littérature : pourquoi retraduisons-nous les classiques ? Enrico Monti, Université de Haute-Alsace (UHA) Si vous parcourez les rayons d’une bibliothèque ou d’une librairie en quête des aventures de Gregor Samsa ou Jay Gatsby, vous pourrez être confrontés à un dilemme insoluble. Quelle version choisir de ces grands classiques de la littérature ? Dans une bibliothèque ou une librairie bien fournie, vous pourriez trouver jusqu’à sept traductions différentes des Métamorphoses ou de Gatsby le Magnifique. On ne parle pas ici d’éditions différentes, mais bel et bien de textes différents, de mots différents. D’ailleurs on pense – et on affirme – avoir lu Kafka ou Fitzgerald, alors que très souvent ceux qu’on a lus sont les mots de Vialatte, Lortholary, Lefebvre, Llona, Wolkenstein, Jaworski, pour ne citer que quelques traducteurs de ces deux chefs-d’œuvre de la littérature mondiale. Quelle traduction choisir, donc ? La plupart de nous se laisseront guider par les mêmes critères qui déterminent notre choix d’un classique francophone : l’affection pour une maison d’édition ou une collection, les paratextes, le prix, la couverture… Assez rarement par la renommée de ces invisibles de la littérature traduite que sont les traducteurs, acteurs silencieux d’une interprétation qu’on imagine impersonnelle et objective, et surtout pas cruciale. Et d’ailleurs, pourquoi tous ces traducteurs s’affolent-ils sur un seul et même texte ? Question légitime, compte tenu des innombrables textes qui attendent toujours leur traduction. Si la traduction a comme but primaire de rendre un texte intelligible à un public qui ne maîtrise pas la langue dans lequel il a été écrit, les retraductions sont clairement des opérations à très faible utilité. Et pourtant, très rares sont les Français qui s’approchent aujourd’hui de Dante, Cervantes ou Shakespeare dans une traduction française vieille ne serait-ce que de 100 ans, alors que les Italiens, les Espagnols et les Anglais continuent de lire leurs auteurs phares dans une langue vieille de plusieurs siècles (non sans le secours d’une pléthore de notes explicatives). Pourquoi ne cessons-nous de remettre les classiques étrangers au goût du jour ? Parce qu’un classique est un texte qu’on ne cesse jamais de retraduire, pourrait-on dire, inversant les termes de la question. Le phénomène de la retraduction est à la fois paradoxal et inhérent à toute culture. Un historien de la traduction, Michel Ballard, y a même vu une des constantes de l’histoire de la traduction, de toutes les époques.   Censure, imprécisions et vieillissement des traductions Les raisons sont évidemment multiples. Le plus souvent, le moteur est un sens d’insatisfaction avec les traductions existantes, qui peut avoir des origines différentes. Des formes de censure, par exemple, idéologique ou morale, qui ont privé les lecteurs de certains aspects d’un texte. Pas besoin de dictatures pour voir le texte dépouillé de certaines références ou expurgé d’une partie de la culture qui l’a produit. Dans d’autres cas, l’insatisfaction peut être liée à la présence de fautes et imprécisions, due à la faiblesse humaine ou à des ressources lexicographiques limitées : il suffit de penser à l’écart énorme entre les conditions de travail des traducteurs pré-Internet et nous, qui sommes à un simple clic d’une vérification qui pouvait demander des journées de recherche il y a trente ans seulement. Prenons une des supposées « erreurs » les plus fameuses de l’histoire de la traduction, à savoir les cornes sur la tête du Moïse de Michel-Ange (1515). Le sculpteur s’appuie sur la traduction latine de la Bible faite par Saint-Jérôme quelque 1 100 ans auparavant (longévité sans doute inégalable pour une traduction). Or, l’hébreu, langue consonantique, se passe de l’indication de voyelles générant dans le passage en question une ambiguïté entre keren (cornu) et karan (rayonnant). Si Jérôme interprète « cornu », et avec lui une grande partie de l’iconographie chrétienne des siècles à venir, toutes les traductions contemporaines de la Bible donnent à Moïse un visage « rayonnant », lorsqu’il reçoit les tables de la loi. Pour restituer au texte son ambiguïté éventuelle, il faudra attendre la traduction « intersémiotique » de Chagall, qui trouve dans un autre système de signes – la peinture – la possibilité d’attribuer à Moïse de véritables cornes de lumière. Une des raisons les plus souvent évoquées pour retraduire est que les traductions vieillissent. Quid des originaux ? Ils vieillissent eux aussi, mais différemment, nous dira-t-on. Ils gagnent du charme, alors que le vieillissement des traductions vire souvent au grotesque. La différence est à chercher essentiellement dans les statuts respectifs d’original et traduction : texte dérivé, la traduction ne peut pas exister sans le texte primaire dont elle est émanation et ce statut secondaire lui enlève l’autorité d’un vrai texte littéraire. Il y a aussi peut-être le fait, démontré par la linguistique de corpus, que les traductions tendent à être plus conservatrices du point de vue stylistique et donc à moins charger la langue de ce sens qui fait la richesse d’un chef-d’œuvre littéraire. L’impression de vieillissement peut aussi venir d’une meilleure connaissance de la culture cible, notamment par rapport à certains éléments culturels (realia) devenus monnaie courante : une note de bas de page pour expliquer ce qu’est le pop-corn, qu’on peut encore retrouver dans certaines traductions de l’après-guerre, serait non seulement inutile, mais décidément comique aujourd’hui. Parfois les retraductions amènent des changements macroscopiques, au niveau des titres, des noms des personnages ou de certains concepts, suscitant, à tort ou à raison, des réactions exacerbées, car déstabilisantes. Si la transformation de la novlangue en néoparler dans la retraduction de 1984 a fait parler les lecteurs et les critiques, certaines tentations divines peuvent être beaucoup plus déstabilisantes, comme le montrent les réactions suscitées par la réforme de la prière du Notre Père en 2013. La retraduction peut faire scandale, de par le relativisme qu’elle introduit dans l’interprétation d’un original que nous considérons comme immuable. En réalité, parfois c’est le texte même qu’on croyait « original » qui se découvre dérivé : c’est ainsi que la retraduction de Kafka pour la Pléiade récupère une nouvelle version du texte allemand, qui n’est pas celle héritée de Max Brod à laquelle l’histoire nous a habitués. Dans quelques cas encore, la…

Avis de Recherche N°3 – Le viol dans la littérature

Publié le 4 octobre 2023 Avis de Recherche N°3 – Le viol dans la littérature   >>> Avis de recherche est une émission radiophonique offrant un point de vue sur la vie des laboratoires de l’UHA. En partenariat avec le Service Universitaire de l’Action Culturelle (SUAC) Avec le soutien de la Région Grand Est et de la Drac Grand Est.   Une émission réalisée par Carole Ecoffet et radio MNE, produite par le Service Universitaire de l’Action Culturelle de ‘l’Université de Haute-Alsace en collaboration avec Radio MNE, coordonnée par isabelle LEFEVRE (chargée de l’action culturelle) et Laurent VONNA, Maître de conférences en chimie des matériaux à la FST de l’UHA (laboratoire IS2M).   Thème : Du 4 au 6 Octobre , des chercheurs en littérature se donnent rendez vous à Mulhouse pour participer à un colloque sur la représentation du viol en littérature. Véronique Lochert, une des organisatrices de cette rencontre, nous en énonce les enjeux. En écho au mouvement me too, la relecture de textes classiques questionnent la situations des femmes dans la société. Aborder la question du viol par la littérature, le théâtre ou par les arts permet en particulier de sensibiliser le public de manière détournée. Cet aspect est important dans le cadre scolaire comme l’évoque Géraldine Arkoub ou pour guider des choix de jeu d’acteur comme le précise Naema Tounsi. Cette émission permet également d’évoquer ce qu’est aujourd’hui la recherche en littérature.   Invitées : Avec Véronique Lochert, maîtresse de conférences en Littérature comparée à l’université de Haute-AlsaceGéraldine Arkoub, professeur de françaisNaema Tounsi, comédienne   Écoutez le podcast :  Pour plus d’information, rendez-vous sur le SoundCloud de Radio MNE : Radio MNE Véronique Lochert Professeure en lettres (FLSH & ILLE) Sur le même thème Tous |Article |Non classé |Podcast |Question |Recherche participative |Vidéo Le détail qui tue (le roman policier) 1 décembre 2009/ Publié le 1 décembre 2009 Le détail qui tue (le roman policier) Homme lisant un livre – Image par congerdesign… Podcast J’aurai voulu être… un acteur : Être acteur dans la tourmente 12 mars 2013/ Publié le 12 mars 2013 J’aurai voulu être… un acteur : Être acteur dans la tourmente Façade du théâtre National… Podcast Aide sociale à l’enfance : ces mineurs pris en charge qui entrent dans la prostitution 24 septembre 2024/ Publié le 24 septembre 2024 Aide sociale à l’enfance : ces mineurs pris en charge qui entrent dans la prostitution Héléna Frithmann,… Article

Témoignage d’une doctorante – Alexandra Kraeva, doctorante 3ème année au laboratoire ILLE

Publié le 2 mai 2016 Témoignage d’une doctorante – Alexandra Kraeva, doctorante 3ème année au laboratoire ILLE Vous avez certainement déjà entendu les mots « thèse » ou « doctorat », mais vous vous demandez ce qu’ils veulent dire exactement ? Dans cette série de vidéos, rencontrez des doctorant·es de l’UHA venant de différentes disciplines universitaires pour comprendre ce qu’être doctorat veut dire exactement. Rencontrez dans cette vidéo Alexandra Kraeva, doctorante en littérature à l’UHA, et qui effectue sa thèse à l’Institut de recherche en Langues et Littératures Européennes (ILLE). Découvrez son parcours, le sujet de sa thèse et son travail de doctorante. https://youtu.be/QMx0ssm1ckY?si=yYSC5bswX_9aceAJ Alexandra Kraeva Doctorante en littérature (ILLE) Sur le même thème Tous |Article |Non classé |Podcast |Question |Recherche participative |Vidéo Témoignage Dante Ortiz Figueroa – Doctorant IS2M 16 décembre 2015/ Publié le 16 décembre 2015 Témoignage Dante Ortiz Figueroa – Doctorant IS2M Vous avez certainement déjà entendu les mots “thèse”… Vidéo Témoignage d’un doctorant – Jean-Nicola Russo – laboratoire IRIMAS 18 avril 2016/ Publié le 18 avril 2016 Témoignage d’un doctorant – Jean-Nicola Russo – laboratoire IRIMAS (anciennement MIPS) Vous avez certainement déjà… Vidéo Témoignage d’une doctorante – Mathilde Sibeaud, doctorante 2ème année aux laboratoires LPIM et IS2M 28 avril 2016/ Publié le 28 avril 2016 Témoignage d’une doctorante – Mathilde Sibeaud, doctorante 2ème année aux laboratoires LPIM et IS2M Vous… Vidéo

Pour un enseignement de qualité des langues à l’université (3)

Publié le 17 février 2016 Pour un enseignement de qualité des langues à l’université (3) Marielle Silhouette, Université Paris Nanterre – Université Paris Lumières; Alain Bideau, Université de Tours; Anne Lagny, ENS de Lyon; Séverine Adam, Sorbonne Université; Sonia Goldblum, Université de Haute-Alsace (UHA) et Thierry Grass, Université de Strasbourg The Conversation France a décidé de publier une série de trois articles sur le thème de l’enseignement des langues face aux réformes en cours, dans le cadre d’un dossier coordonné par Marielle Silhouette, professeure à Paris X et présidente de l’Association des germanistes de l’enseignement supérieur. L’enseignement des langues vivantes à l’université se répartit entre langue pour spécialistes et langue dite pour non-spécialistes ou pour spécialistes d’autres disciplines (LANSAD). Dans la langue pour spécialistes, on regroupe les départements de Langues, Littératures et Civilisations Étrangères et Régionales (LLCER) où tout l’enseignement porte sur l’apprentissage d’une langue et de sa culture, et les départements de LEA (Langues Étrangères Appliquées) où dès la première année, le cursus intègre à part égale deux langues vivantes étrangères, la civilisation des pays concernés et une compétence pratique en droit, économie et gestion. Depuis une trentaine d’années, on a vu aussi se développer les bi-cursus par lesquels la spécialisation dans une discipline (histoire, lettres, droit, etc.) intègre la connaissance théorique et pratique de cette dernière dans une langue et culture autre. Poursuite de l’apprentissage Quand ils ne sont pas directement spécialistes, les étudiants ont, dans leur cursus, un cours de langues vivantes, souvent obligatoire, mais parfois aussi optionnel, composé en moyenne de deux heures hebdomadaires, qui constitue souvent la poursuite de l’apprentissage réalisé dans le secondaire. La seule différence avec le collège et le lycée, mais elle est de poids, est que l’apprentissage d’une seconde, voire d’une troisième langue vivante (en primo-débutant ou grand débutant par exemple) dépend à l’université de la seule volonté de l’étudiant(e) qui peut alors le faire valoir dans son cursus au titre des options. Ces cours de langue pour non-spécialistes sont assurés soit dans les départements de LLCER, soit par des titulaires ou chargés de cours directement rattachés au département de la discipline, soit dans des centres de langue. En fonction de leur histoire spécifique, de la présence ou non dans leurs murs de filières spécialisées de LLCER, ou d’un choix politique réalisé en faveur d’un enseignement distinct des langues vivantes pour spécialistes et non-spécialistes, certaines universités françaises ont en effet créé des centres spécifiques dévolus au seul enseignement de ces langues pour non-spécialistes, l’attribution des moyens – en postes d’enseignants, en structures adaptées à l’enseignement d’une langue vivante (comme des laboratoires de langue, par exemple) – se trouvant très souvent reversée à ces centres au détriment des départements LLCER. Signe des temps et de la précarisation des personnels à l’université, ces centres recrutent aussi parfois « au fil de l’eau » des enseignants de niveau licence ou master pour assurer ces cours de langues au détriment, par exemple, des enseignants du secondaire titulaires d’un concours et détachés dans le supérieur, PRAG (professeurs agrégés) et PRCE (professeurs certifiés). Il n’est pas sans importance de noter que l’anglais étant devenu ces dernières années la lingua franca de notre temps, l’enseignement non spécialiste dans cette langue doit accueillir des effectifs pléthoriques qui, eux-mêmes, devraient appeler un recrutement massif d’enseignants à même de les encadrer. Mais certaines universités, à l’inverse, ont opté partiellement pour des solutions en auto-apprentissage à partir de plate-formes ou de logiciels spécialisés dont la qualité est souvent discutable. Désaffection des langues rares Inversement, les autres langues, pour certaines désormais qualifiées de « rares », se trouvent désaffectées, les moindres effectifs entraînant, on le sait, par la toute-puissance du calcul comptable, une moindre dotation en postes et en moyens qui, à son tour, peut mettre en péril l’existence même de la formation. Si le récent rapport STRANES (Propositions pour une stratégie nationale de l’enseignement supérieur, septembre 2015) insiste dans son axe 2 sur la nécessité de « développer l’internationalisation de notre enseignement supérieur », d’« élever le niveau des étudiants en langue étrangère et [de] favoriser le développement inter-culturel » (proposition 9 de cet axe 2), il n’en reste pas moins que cet appel de principe, auquel chacun(e) souscrira, se heurte à des difficultés majeures et croissantes : la récente réforme du collège a pour conséquence une réduction du nombre des heures dévolues à l’apprentissage de la langue vivante 1 et 2, un fait dont l’enseignement supérieur, si l’on suit les termes de ce rapport, devrait s’employer à contrecarrer les effets alors qu’il se trouve lui-même confronté à une baisse constante de ses moyens budgétaires. Les départements de langues vivantes étrangères souffrent sur ce point, comme les lettres et sciences humaines en général, d’un manque d’encadrement en enseignants titulaires : les postes ouverts au concours de maîtres de conférences et de professeurs des universités se font chaque année plus rares, des centaines de docteurs formés à un très haut niveau de compétence sont dans l’incapacité d’accéder à un poste fixe dans le supérieur et rejoignent ainsi le nombre toujours plus important de chargé(e) s de cours auxquel(le) s nos universités font désormais appel. Connaissance culturelle Plus généralement, ces départements se trouvent largement remis en question par le statut même que l’enseignement de la langue vivante a acquis au fil des politiques des dernières décennies : il est en effet de plus en plus difficile de faire accepter l’idée que la maîtrise linguistique n’est pleinement opérante que si elle s’accompagne d’une connaissance culturelle approfondie permettant l’accès aux codes du pays, la compréhension et l’intégration de la différence. La formation de spécialistes en langues, littératures et civilisations étrangères semble secondaire au regard de la production de locuteurs, certes à même de manipuler de manière plus ou moins correcte des structures linguistiques, mais incapables de les penser, autrement dit de les identifier et de réfléchir à leur fonctionnement particulier dans le système de la langue étudiée, ni de les restituer dans une histoire et une culture spécifiques. Le niveau seuil requis, B1-B2 du Cadre Européen Commun de Référence pour les Langues (CECRL), correspond à la seule capacité de comprendre une…

Table ronde : le plaisir de lire Agatha Christie

Publié le 4 août 2013 Table ronde : le plaisir de lire Agatha Christie Table ronde © Radio France – Anaïs Ysebaert   Seconde partie – 9mn Agatha Christie, autrice renommée et à l’origine de nombreuses innovations dans le genre policier. Comment et pourquoi ses œuvres ont-elles tant marqué ce genre littéraire et continuent-elles de le faire ? France Culture vous propose une table ronde d’expert·es en tout genre dans son podcast “Les Bons Plaisirs” pour revenir sur cette championne incontestée du roman policier.   Les invité·es : Dominique Meyer-Bolzinger est maîtresse de conférence émérite en langue et littérature française à l’UHA et chercheuse à l’Institut de recherche en Langues et Littératures Européennes (ILLE). Pascal Thomas est réalisateur, scénariste et acteur. François Rivière est romancier, critique littéraire, éditeur, traducteur, biographe et scénariste de bande dessinée. Danielle Le Perrès est circassienne. Martin Quenehen est romancier et scénariste de bande dessinée.   Écoutez le podcast à partir de 9 minutes : Pour plus d’information, rendez-vous sur le site : France Culture Dominique Meyer-Bolzinger Maîtresse de conférence émérite de langue et littérature françaises (FLSH & ILLE) Sur le même thème Tous |Article |Non classé |Podcast |Question |Recherche participative |Vidéo Le détail qui tue (le roman policier) 1 décembre 2009/ Publié le 1 décembre 2009 Le détail qui tue (le roman policier) Homme lisant un livre – Image par congerdesign… Podcast Littérature : pourquoi retraduisons-nous les classiques ? 17 janvier 2024/ Publié le 17 janvier 2024 Article aussi disponible en anglais ici Littérature : pourquoi retraduisons-nous les classiques ? Enrico Monti, Université de Haute-Alsace… Article Avis de Recherche N°6 – Vraies Couleurs et Cultures 6 mai 2024/ Publié le 6 mai 2024 Avis de Recherche N°6 – Vraies Couleurs et Cultures   >>> Avis de recherche est… Podcast

J’aurai voulu être… un acteur : Être acteur dans la tourmente

Publié le 12 mars 2013 J’aurai voulu être… un acteur : Être acteur dans la tourmente Façade du théâtre National algérien, face au square Port Saïd – CC BY-SA 4.0 Benzita   Comédien, c’est un métier reconnu et envié dans les pays occidentaux comme la France. Mais dans les pays de l’aire arabo-musulmane, la situation n’est pas si belle, entre inconsidération de ce métier qui ne saurait en être un de par son manque de sérieux et l’aspect immoral apposé sur le théâtre et le cinéma. France Culture dans son podcast “Cultures Monde” vous invite à plonger dans le quotidien des acteurs·rices des pays arabo-musulmans et de découvrir leur art souvent qualifié d’engagé ou contestataire.   Les invité·es : Hadj Dahmane est docteur en littérature, professeur à l’UHA et chercheur au Laboratoire Interuniversitaire des Sciences de l’Education et de la Communication (LISEC). Manel Abdelkoui est actrice tunisienne, professeure à l’Institut d’art dramatique de Tunis et vice-présidente de l’association des diplômés des instituts d’art dramatique de Tunisie. Slimane Benaissa est comédien, metteur en scène et dramaturge.   Écoutez le podcast : Pour plus d’information, rendez-vous sur le site : France Culture Hadj Dahmane Maître de conférence en communication (UHA Business School & LISEC) Sur le même thème Tous |Article |Non classé |Podcast |Question |Recherche participative |Vidéo Le détail qui tue (le roman policier) 1 décembre 2009/ Publié le 1 décembre 2009 Le détail qui tue (le roman policier) Homme lisant un livre – Image par congerdesign… Podcast Avis de Recherche N°3 – Le viol dans la littérature 4 octobre 2023/ Publié le 4 octobre 2023 Avis de Recherche N°3 – Le viol dans la littérature   >>> Avis de recherche… Podcast Avis de Recherche N°6 – Vraies Couleurs et Cultures 6 mai 2024/ Publié le 6 mai 2024 Avis de Recherche N°6 – Vraies Couleurs et Cultures   >>> Avis de recherche est… Podcast

Le détail qui tue (le roman policier)

Publié le 1 décembre 2009 Le détail qui tue (le roman policier) Homme lisant un livre – Image par congerdesign de Pixabay   En quoi le détail dans le roman policier est-il essentiel et intrinsèque à ce genre particulier de la littérature ? France Culture vous propose dans son podcast “Les chemins de la philosophie” d’identifier ensemble le détail qui tue dans les romans policiers.   Les invité·es : Dominique Meyer-Bolzinger est maîtresse de conférence émérite en langue et littérature française à l’UHA et chercheuse à l’Institut de recherche en Langues et Littératures Européennes (ILLE). Pierre Cassou-Noguès est philosophe, écrivain, professeur à l’Université Paris 8 et membre de l’Institut Universitaire de France (IUF).   Écoutez le podcast : Pour plus d’information, rendez-vous sur le site : France Culture Dominique Meyer-Bolzinger Maîtresse de conférence émérite de langue et littérature françaises (FLSH & ILLE) Sur le même thème Tous |Article |Non classé |Podcast |Question |Recherche participative |Vidéo Table ronde : le plaisir de lire Agatha Christie 4 août 2013/ Publié le 4 août 2013 Table ronde : le plaisir de lire Agatha Christie Table ronde © Radio France –… Podcast Littérature : pourquoi retraduisons-nous les classiques ? 17 janvier 2024/ Publié le 17 janvier 2024 Article aussi disponible en anglais ici Littérature : pourquoi retraduisons-nous les classiques ? Enrico Monti, Université de Haute-Alsace… Article Avis de Recherche N°6 – Vraies Couleurs et Cultures 6 mai 2024/ Publié le 6 mai 2024 Avis de Recherche N°6 – Vraies Couleurs et Cultures   >>> Avis de recherche est… Podcast